St Ambroix, village cévenol éclairé par les premières lueurs de l'aube

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Les Basses Cévennes

 

    

Situation des Cévennes : entre mer et montagne

 

La région

Son climat, sa géologie, la configuration du terrain,

les conditions favorables aux champignons.

Pour vous qui ne connaissez pas les basses Cévennes et aimeriez les découvrir, en voici un bref descriptif :

 

Les basses Cévennes se limitent aux monts du bas Vivarais au nord, au massif granitique du mont Lozère au nord-ouest, à la plaine du Languedoc au sud-ouest en passant par la faille des Cévennes, le bassin d'effondrement d'Alès, et enfin aux contreforts du haut Languedoc à l'ouest.

 

Le climat en basses Cévennes

Il se caractérise principalement par des saisons très contrastées. L'hiver est relativement rigoureux, les jours de gelées sont plus nombreux que dans le bas Languedoc ou dans la basse vallée du Rhône. En revanche, l'été est particulièrement chaud, voire étouffant ou caniculaire : la canicule peut durer des semaines sans interruption.

Les champignons dits supérieurs ont besoin de ces contrastes pour naître et fructifier : les pluies sont de régime méditerranéen, en été ce sont des orages violents et en automne des pluies diluviennes qui peuvent durer jusqu'à trois jours ; ces précipitations ont pour origine un contraste de température entre la terre et la mer ; l'air doux maritime se heurte à l'air continental plus froid, il remonte au contact du relief des Cévennes et se condense. Les météorologues qualifient ce phénomène d' épisode cévenol ou encore "petite mousson".

Sous l'effet de ces pluies, le mycélium primaire des champignons se développe ; le soleil, la chaleur et l'air chargé d'humidité qui leur succèdent provoquent l'arrêt de la croissance de ce mycélium. C'est à cet endroit précis, à cette terminaison que naît le carpophore, c'est-à-dire la partie visible et aérienne du champignon, celle qui va provoquer sa fructification par ses spores.

Composition du terrain

Chaque champignon a une prédilection pour un terrain déterminé. C'est ainsi que la plupart des cèpes se développent en milieu siliceux ou acide. En revanche, les russules dans leur ensemble préfèrent le calcaire. Les grisets et les canaris préfèreront un sol carrément sablonneux, les amateurs de ces tricholomes en savent quelque chose, les souvenirs de grains de sable les faisant grincer des dents...

L'humidité et le vent

Les critères d'humidité varient selon les espèces. Une amanite se contentera de 10 à 15 % d'humidité, alors que la trompette de la mort en exigera au moins 40%. Les Cévenols savent que le vent de sud-est, en l'occurrence le marin pour les Languedociens, une entrée maritime en terme de météorologie, favorise les poussées de champignons. En revanche, un coup de vent du nord (le mistral) ou de nord-ouest (le cers plus à l'ouest) arrêtera net une poussée en cours. La raison en est simple : le vent du nord dessèche, alors que le vent de sud-est se charge d'humidité en passant au-dessus de la Méditerranée.

 

L'ensoleillement

En fait, l'apparition de champignons est régie par un cycle bien précis : soleil et chaleur, fortes averses, puis réchauffement de plus d'une semaine. Voilà pourquoi l'apparition des champignons s'avère capricieuse et souvent décevante, elle répond à tellement de critères qu'une sortie n'est importante qu'à titre exceptionnel.

 

La température :

La plupart des champignons exigent une température douce, voire chaude pour naître. En fait, cette température varie selon les espèces : les cèpes ont besoin d'un ensoleillement et d'un air ambiant entre 20 et 30 degrés pour se former. Les trompettes de la mort sont moins exigeantes en température qu'en humidité. Quant à la plupart des tricholomes, ils fructifient lorsque la température s'abaisse et que le soleil perd de son ardeur. Le griset et le pied bleu apprécient les coups de froid matinaux et ne craignent guère les premières gelées.

La lune ?

Que ne dit-on sur l'influence que la lune aurait sur la sortie des champignons ! D'aucuns attendent la pleine lune pour effectuer leurs premières recherches, d'autres affirment que la lune montante leur est favorable... Hélas, scientifiquement, ces hypothèses ne tiennent pas la route : la lueur de la lune est trop faible pour influer sur la croissance des champignons. Quoi qu'il en soit, pleine ou nouvelle, la lune a la même présence et la même attraction. Et les statistiques n'indiquent rien de définitif : les poussées peuvent avoir lieu à tous les stades, en phase ascendante, en phase descendante, à la pleine lune ou à la nouvelle lune. Si l'influence de la lune est scientifiquement prouvée un jour, on apprendra alors qu'elle n'est que très minime, voire infime par rapport aux critères autrement plus importants que sont l'humidité, la chaleur, la configuration du terrain ou encore l'affinité à certaines plantes.

 

 

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